Please use this identifier to cite or link to this item: http://hdl.handle.net/10316/93661
Other Titles: Avoir la peau de l‘art, Schelling et l‘oeuvre comme destin de la philosophie
The skin of art, Schelling and the artwork as the destiny of philosophy
Authors: Gripon, Aristide Julien Anatole
Orientador: Ferrer, Diogo Falcão
Keywords: Arte; Homem; Liberdade; Pele; Fluxus; Art; Man; Liberty; Skin; Fluxus
Issue Date: 29-Jul-2020
Place of publication or event: Paris
Abstract: Qu'est-ce qui fait l'unité de l'art ? La difficulté que représente cette question nous fera avancer à travers différentes contrées philosophiques, celles de Kant et Schelling. Nous organiserons leur visite autour d'un thème central : l'homme. Les œuvres que celui-ci ne cesse de semer sur son chemin ont au moins pour point commun d'être toutes conçues par lui. La réponse est claire mais décevante. Nous verrons ce que cette clarté cache sous la peau de ce qu'elle rend visible. Sans doute l'art est-il une affaire humaine, mais comment nous en chargeons-nous ? Et ce « comment » recèle-t-il lui-même une quelconque unité ? Kant et Schelling font de l'homme le cœur de l'art, l'un comme celui à partir duquel peut s'appréhender le beau, l'autre comme source d'un art à son image. La liberté conjuguée au génie permet aux œuvres de s'épanouir, nous interrogerons cette union peu courante et observerons sa trace dans les productions auxquelles elle permet d'aboutir. Nous devrons suivre la voie menant les œuvres de l'état d'idée à celle d'existence pour comprendre comment elles sont liées à leur origine. Peut-on parler d'un mode de naissance commun à l'art dans sa totalité ? Circuler parmi les reliquats du concret ne peut suffire pour répondre, il nous faudra jeter un œil au principe d'où il tire ses forces. L'art ne peut être envisagé indépendamment de l'univers d'où il naît. Chaque œuvre est datée, inscrite dans l'histoire au même titre que celui qui les considère. Elle trace pourtant un domaine où l'absolu apparaît, sans quoi la philosophie n'aurait rien à faire avec lui. Nous devrons en passer par la notion de symbole afin de saisir ce qui fait sa spécificité. L'homme représente pour l'art une forme dans laquelle il peut s'épanouir, et ses limites sont pour lui l'occasion de s'élever à des dimensions universelles. Au gré de la période antique et moderne, le long des différentes pratiques : musique, peinture, architecture, sculpture et de la variété des expressions poétiques : lyrique, épique et tragique, nous explorerons les modulations d'un même air s'accordant à celui du Tout. Peut-on percevoir encore, à travers certaines formes récentes de l'art, l'écho de cette éternité ? C'est à cette question que nous porterons notre attention, en tendant l'oreille en direction des années 1960, qui furent le berceau du mouvement Fluxus. L'homme se met alors à envisager conséquemment l'art comment pouvant se passer de tout objet et épouser le rythme de l'univers pour l'exalter en retour, sans jamais chercher à le figer dans une forme sans vie mais le retrouver dans la sienne même. Le système mis au point par Schelling peut-il continuer à nous parler de ce que son auteur n'a pu connaître ? C'est ce que nous découvrirons.
What makes the unity of art? The difficulty represented by this question will take us through different philosophical regions, those of Kant and Schelling. We will organize their visit around a central theme: the man. The artworks that he never stops sowing on his way have at least one thing in common: they are all designed by him. The answer is clear but disappointing. We will see what this clarity hides under the skin of what it makes visible. No doubt art is a human affair, but how do we do it? And does this "how" itself conceal any unity? Kant and Schelling make man the heart of art, one like that from which beauty can be apprehended, the other as the source of an art in his image. Freedom combined with genius allows works to flourish, we will question this unusual union and observe its trace in the productions which it allows to achieve. We will have to follow the path leading works from the state of idea to existence to understand how they are linked to their origin. Can we speak of a way of birth common to art in its entirety? Circulating among the remnants of the concrete is not enough to answer, we will have to take a look at the principle from which it draws its strength. Art cannot be considered independently of the universe from which it is born. Each work is dated, inscribed in history, in the same way as whoever considers them. However, it traces an area where the absolute appears, otherwise philosophy would have nothing to do with it. We will have to go through the notion of symbol in order to understand what makes it specific. Man represents for art a form in which it can flourish, and his limits are for him the opportunity to rise to universal dimensions. During the ancient and modern period, along the different practices: music, painting, architecture, sculpture and the variety of poetic expressions: lyrical, epic and tragic, we will explore the modulations of the same tune according to the Whole. Can we still perceive, through certain recent forms of art, the echo of this eternity? We will pay attention to this question, by listening to the 1960s, which were the cradle of the Fluxus movement. Man then begins to consider how can art could get rid of any kind of objects and follow universal rhythme to exalt it in return, without ever seeking to freeze it in a lifeless form. Can the system developed by Schelling continue to tell us relevant things about what its author could not have known? This is what we will find out.
Description: Dissertação de Mestrado Erasmus Mundus: Filosofias Francesa e Alemã no Espaço Europeu apresentada à Faculdade de Letras
URI: http://hdl.handle.net/10316/93661
Rights: openAccess
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