Please use this identifier to cite or link to this item: http://hdl.handle.net/10316/90472
Title: La restitution des œuvres d’art : un pas décisif dans le processus de décolonisation
Authors: Calafate Ribeiro, Margarida 
Pinto Ribeiro, António
Keywords: AfricaMuseum; Décolonisation; Musées; œuvres d’art; Réparation; Restitution
Issue Date: 28-Jun-2020
Publisher: Éditions Kimé
Project: info:eu-repo/grantAgreement/EC/H2020/648624/EU 
Serial title, monograph or event: Mémoires en Jeu
Place of publication or event: Paris
Abstract: En Belgique, c’est dans les murs de l’ancien Musée royal d’Afrique centrale, définitivement fermé le 7 décembre 2018, qu’a récemment vu le jour une nouvelle institution baptisée AfricaMuseum. L’ancien Musée royal belge était un musée fédéral originellement appelé Musée du Congo. Il fut créé en 1898 par le roi Léopold II dans le sillage de la tenue de l’Exposition universelle de Bruxelles de 1897. À cette occasion, un premier bâtiment fut édifié à Tervuren, qui était d’abord conçu comme une construction temporaire, mais qui devint permanente en raison de son caractère grandiose. Cette exposition universelle devait favoriser le rayonnement de la Belgique dans le monde et avait notamment pour objectif de glorifier la figure de Léopold II en tant que roi des Belges et propriétaire de l’État indépendant du Congo. Dans ce musée du Congo, il s’agissait de mettre en valeur les ressources naturelles de ce territoire africain et de promouvoir la recherche sur ces terres par le biais de la science, tout en exaltant l’action coloniale de la Belgique. Or, cet espace se révéla trop exigu pour accueillir les collections et pour permettre l’accueil des nombreux visiteurs. En conséquence, avec les revenus de l’exploitation de l’État indépendant du Congo, un nouveau bâtiment majestueux fut construit et inauguré officiellement par le roi Albert Ier en 1910, quatre mois après la mort de Léopold II. C’est dans ce second bâtiment qu’étaient présentées, jusqu’au 7 décembre dernier, les collections du Musée royal d’Afrique centrale de Tervuren. Ces collections se composaient d’œuvres en provenance du Congo, du Burundi et du Rwanda ; la plupart d’entre elles étaient des objets de culte, d’artisanat, des minéraux, des espèces animales et végétales (dont certains animaux de grande taille, empaillés), et incluaient une grande partie des objets exposés à l’occasion de l’Exposition universelle. Seuls étaient exclus de cette collection les deux cent soixante-sept Congolais qui avaient été, eux, exposés en 1897, dans des villages préfabriqués construits en plein air à Bruxelles et que la Belgique a maintenus lors des expositions internationales jusqu’en 1958, date de la première exposition universelle à être organisée depuis la Seconde Guerre mondiale, et qui fut aussi la dernière de ce genre à exhiber des humains.
Description: MEMOIRS - Children of Empires and European Postmemories (648624)
URI: http://hdl.handle.net/10316/90472
ISSN: 2497-2711
Rights: openAccess
Appears in Collections:I&D CES - Artigos em Revistas Internacionais

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